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Histoire du syndicat d'Edmond Richer par Edmond Richer lui-même


AuteurRICHER, Edmond (1560-1631)

Edition originale : 1753, posthume suivant le manuscrit d'Edmond Richer rédigé vers 1612-1615. A Avignon, chez Alexandre Girard, (4) + 419 pp (10x17cm). Pas d'éditions anciennes ultérieures connues.

En 1612, Richer est démis de ses fonctions de syndic de la faculté de théologie de Paris et obligé de rétracter ses thèses publiées en 1611 dans De ecclesiastica et politica potestate (De la puissance ecclésiastique et politique). Richer met sa retraite forcée à profit pour donner une forme définitive à sa doctrine. Adrien Baillet, son exécuteur testamentaire, se servit de son manuscrit pour rédiger son ouvrage biographique La Vie d'Edmond Richer, docteur de Sorbonne (1714). Le manuscrit de Richer aboutit finalement entre les mains du libraire avignonnais Alexandre Girard qui le publia en 1753. Le titre original du manuscrit est Histoire du Syndicat d'Edmond Richer, & de tout ce qui s'est passé contre lui dans la Faculté de Théologie de Paris, pour avoir défendu l'ancienne doctrine de l'Ecole de Sorbonne, & mis en lumière un petit Livre de la Puissance ecclésiastique & politique, incontinent après que le Chapitre général des Jacobins fut célébré à Paris, l'an 1611, par Edmond Richer lui-même.

Pour Richer, la puissance d'ordonner et d'édicter des lois infaillibles n'appartient pas à un seul, mais à toute l'Eglise universelle. L'exercice de ce pouvoir est conféré, en dehors du corps des fidèles, à la communauté des pasteurs. Le gouvernement de l'Eglise est une sorte d'aristocratie tempérée: le pape est un monarque à sa tête, mais ne la domine pas. Le premier ordre, celui des évêques, est supérieur au second, celui des prêtres. Mais ces derniers ne sont pas soumis à une obéissance totale envers le pape et les prélats. Réunis en synodes sous la présidence des évêques, ils participent et collaborent au gouvernement des dioscèses. Appelés dans les conciles, ils constituent le nombre et c'est d'eux que dépend le suffrage décisif.(*)
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(*) Emile Bourgeois et Louis André. Les sources de l'histoire de France, xviie siècle (1610-1715). III. Biographies, p.169, 4473. Paris, Picard, 1932.

Richer donna son nom au richérisme, doctrine ecclésiologique d’inspiration gallicane basée sur ses thèses.

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